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jeudi 17 janvier 2013

[WD17] Créer un service Windows

Sur Windows comme sur d’autres systèmes d’exploitation, il est possible de créer ce que l’on appelle des services. Bien sûr, cela ne porte pas ce nom lorsqu’on passe à un système basé Unix (on parlera plutôt de daemon). Il s’agit d’applications capables de fonctionner en arrière-plan sans nécessiter d’interaction de la part de l’utilisateur. Ils peuvent être lancés manuellement, ou lorsque le système démarre. Certains ont même un mode “différé” qui retarde leur exécution.

Un service peut être utile lorsqu’il est nécessaire de répondre à diverses requêtes grâce à une communication par socket par exemple (avec des threads pour gérer les différents clients connectés). Il est aussi capable de répéter une même tâche à intervalle régulier, selon les paramètres qu’on lui renseignera. En ce qui concerne le développement dans l’environnement WinDev, plusieurs points seront à prendre en compte, notamment :

  • Une fonction est appelée en boucle pendant le fonctionnement du service. Il convient de temporiser son exécution afin qu’il ne monopolise pas toutes les ressources (nous verrons comment faire plus loin).
  • Aucune action bloquante n’est autorisée, c’est-à-dire que les boites de dialogue de saisie, de dialogue ou d’information/erreur sont interdites. Une fenêtre pourra être ouverte mais devra obligatoirement être refermée afin que le service puisse se remettre en attente.
  • Le service fonctionnera sous l’identité de l’utilisateur configuré lors de l’installation, même si une autre session est ouverte.
  • Il faut bien gérer les erreurs de base de données, pour ne pas bloquer le traitement.

     

Créer le projet

Pour rendre les choses plus simples, nous allons créer un nouveau projet de type “Service Windows”. Il s’agira d’un service 32 bits. Nommez-le comme bon vous semble. Nous n’allons pas définir la base de données maintenant.

Validez : une fois le processus terminé, vous remarquerez qu’il n’y a aucun élément dans l’explorateur du projet. Pour commencer à rédiger le code du service, il faudra se rendre dans le menu “Projet”, option “Code du projet”.

unicode_nunicode

Autre remarque importante : si vous comptez exploiter des fichiers texte et que vous préférez directement travailler en Unicode (recommandé), il faudra éditer la “configuration courante” depuis la “description du projet”. Il est aussi possible, si l’on utilise des chaines ANSI à l’exécution, de correctement paramétrer les fonctions de lecture et d’écriture en précisant l’encodage adéquat.

Initialisation et exécution du service

Le code du projet laisse apparaitre deux évènements distincts :

  • Initialisation du service : permettra d’y placer les constantes et variables globales, mais aussi de charger différents paramètres depuis un fichier (.ini, par exemple) ou même depuis le registre.
  • Exécution du service (en boucle) : cet évènement est appelé en boucle, un peu comme si on relançait chaque fois une application. Afin que votre service ne monopolise pas toutes les ressources, il est important de le temporiser. C’est là que nous interviendrons.

   

Etape 1 : déclarer les variables nécessaires

La première étape consiste à créer vos variables et vos constantes afin de disposer de tout dès le départ. Lors de l’initialisation, nous allons aussi charger les paramètres depuis un fichier .ini qui se trouve dans le répertoire de l’application. Nous avons notamment défini quelques constantes d’erreur qui seront détaillées dans une documentation à part,

constErr

Ensuite nous avons instancié deux classes, une qui contiendra les dossiers de l’exécutable, la clé de registre de base et le chemin vers le fichier de paramètres, l’autre servira à se connecter à la base de données. Ci-dessous, on instancie déjà quelques membres de la première.

constGlobal

N’hésitez pas à utiliser une variable booléenne dont vous pourrez modifier la valeur pour déterminer si vous lancez le service en test ou non. En effet, un service ne pourra pas être testé à moins d’être installé sur la machine cible. A vous de trouver la méthode adéquate pour le lancer en mode test ou non (paramètre en dur avant le déploiement, clé de registre, etc).

Etape 2 : définir la 1re procédure globale et temporiser

Le code suivant est on ne peut plus simple : le code appelé en boucle va ici, faire appel à une procédure globale, qu’on va nommer “gproc_processService”. Il vous sera demandé de créer une nouvelle “collection de procédures” afin de la générer. Elle sera vide pour le moment.

On va également temporiser le service. Dans notre cas, nous récupérons un paramètre dans un fichier .ini qui se trouve dans le répertoire de l’application. Il s’agit du temps en secondes. Une fonction très utile, ServiceTemporise, permet de rendre la main aux autres applications et de ne plus consommer de ressources.

processSrvc

Etape 3 : journaliser les erreurs

L’avantage d’un service est qu’il peut s’exécuter sans nécessiter d’interaction de la part des utilisateurs. Le souci, c’est qu’en cas d’erreur, on ne voit pas directement de quoi il retourne. On peut alors se servir du journal d’évènements du système. C’est pourquoi, après la déclaration des variables dans la procédure globale que nous avons créé, nous avons utilisé un code qui se sert de la fonction ServiceEcritEvenementJournal. En paramètre, elle reçoit le message d’erreur, la gravité, et le code d’erreur (on pourrait utiliser les constantes déclarées lors de la 1ère étape).

serviceecritevenementjournal

WinDev, à l’image des langages de programmation comme le C++ ou même le Java, permet d’exploiter un mécanisme d’exceptions en fournissant le même genre de bloc de code. Il est aussi possible d’utiliser la syntaxe suivante : Quand exception… Faire… Fin. On pourrait en fait comparer cela à un bloc “try / catch”. Quant à la fonction ExceptionActive, elle réactive l’utilisation du traitement pour les erreurs suivantes, dans le cas où la précédente aurait été corrigée.

Etape 4 : limiter l’exécution du service

Pour réaliser cette étape, vous devrez vous servir du fichier de paramètres. Il pourra contenir, par jour, les heures de début et de fin, des valeurs booléennes permettant d’indiquer s’il doit se lancer le dimanche, ou l’un des autres jour de la semaine, etc. Voici le genre de structure qui pourrait être un bon début :

timer

A l’aide de la fonction “INILit”, il vous sera désormais possible de déterminer si le service doit être lancé ou non. Le bout de code suivant vous permettra d’avoir une idée de la méthode à employer. Evidemment, afin que cela soit un réel exercice pour vous, nous ne le vous donnons pas dans son entièreté.

illustre

Etape 5 : gérer les autres erreurs et les journaliser

N’oubliez pas de journaliser et de gérer vos autres erreurs, notamment celles provoquées par des modifications ou des ajouts dans la base de données (dans ce cas, définissez les traitements à réaliser avec la fonction HSurErreur). Créez des procédures globales ou bien des classes qui permettront d’écrire un message dans le journal d’évènements mais aussi dans un fichier “log” (qui contiendra tout simplement du texte).

Exemples :

  • Utility.addLog (fonction “globale” dans une classe).
  • gproc_addLog (fonction dans une collection de procédures globales).


Etape 6 : lire des fichiers, se connecter au FTP

Il est possible de réaliser des lectures de fichiers ou même de se connecter à un serveur FTP. Pour cela, une multitude de fonctions existe… Par exemple, fOuvre() permet d’ouvrir (et de créer au besoin) un fichier. fLit() permet de lire un bloc d’octets tandis que fLitLigne() lit jusqu’au caractère correspondant. Quant à fFerme(), cela libère le handle alloué pour le fichier.

Comme nous l’indiquions, les fonctions FTP sont aussi nombreuses : comme FTPConnecte(), qui permet d’ouvrir une connexion, FTPListeFichier() qui renvoie la liste de fichiers et qui appelle, par la même occasion, une fonction récursive que le développeur doit déclarer, FTPRenomme() qui permet, comme son nom l’indique, de renommer un fichier présent sur le serveur, FTPEnvoie() qui transfère un ou plusieurs fichiers, etc.

Etape 7 : créer l’installation

Pour générer l’installation, rendez-vous dans “Atelier”, “Créer la procédure d’installation”. Nous allons nous intéresser à la partie 2, “installation” : ci-dessous, un exemple de paramètres à utiliser qui assurent le bon fonctionnement du service lorsqu’une session n’est pas ouverte (sur un serveur Windows 2008 R2, 64 bits, enregistré dans le domaine).

  • Type d’installation : autonome.
  • Répertoire d’installation : par défaut (<srProgramFiles>\NOM_PROJET).
  • Langues : à votre guise.
  • Titres et décors : à votre guise.
  • Description du service : définissez le nom à utiliser lorsque vous utiliserez les fonctions ServiceXXX. Définissez également le nom et la description qui apparaitront dans la console de gestion des services.
  • Paramètres de démarrage : sélectionner “automatique”. En cas d’échec : choisir “inscrire l’évènement dans le journal système”.
  • Paramètres de gestion des erreurs : lors des deux premières défaillances – préférer “redémarrer le service”. Dans le troisième cas, à vous de voir. Réinitialiser le compteur de défaillances après “1” jour, et exécuter l’action suivante après “1” minute. Vous pouvez jouer sur ces paramètres.
  • Paramètres du compte utilisateur : nous avons choisi “compte système local” et nous avons coché “service autorisé à interagir avec le bureau”, bien qu’il semblerait que cette fonctionnalité n’ait plus d’impact à partir de Windows Server 2008 et Windows Vista.
  • Modules complémentaires : uniquement le désinstalleur.
  • Génération : sous forme d’exécutable “auto-extractible”.

     

Etape 8 : déploiement

Déployez simplement le service à l’aide de l’installeur créé.

Ca y est, vous êtes fin prêt ! Il ne vous reste plus qu’à compléter votre service et à effectuer plusieurs tests, d’abord sur votre machine, puis de déployer le tout en production. Notez qu’il existe d’autres moyens de générer des services et ce, dans d’autres langages de programmation (API Java “Wrapper” - Running Java Application as a Windows Service, EDN), ainsi que depuis d’autres IDE (Integrated Development Environment, c’est-à-dire en français, Environnement de Développement Intégré), comme Embarcadero Delphi… Le choix est vaste.

samedi 5 janvier 2013

[Vidéo] Ouh, pinaise!

Ceci n'a rien d'un buzz, étant donné que cela s'est déroulé au Media Markt à Liège le 19 novembre 2011. Cela n'est pas non plus un grand bon dans l'histoire de l'informatique. Quoi donc demanderez-vous ? Il s'agit d'une annonce particulière aux clients du magasin. Sans plus de surprises, voici la vidéo.
 

[Actualités] Les grands moments de 2012, Pt. 2

Deuxième partie des grandes nouveautés de l’année précédente : nous vous l’avions promis, la voici. Après avoir parlé des jeux vidéos, de Windows 8 en versions PC et tablette, ainsi que des smartphones et baladeurs, nous allons nous concentrer sur le matériel – grand public – et le logiciel – mises à jour et coups de cœur. Au fil des années, les nouvelles technologies nous font de plus en plus rêver. Certains accessoires sont même parfois inabordables. Trèves de bavardage, il est temps de vous donner du concret – attention, la liste est non-exhaustive.

Cartes mères


Intel

Environ trois mois après le début de l’année, Intel lançait ses chipsets Z77 (succédant au Z68 Sandy Bridge), Z75 et H77 en plate-forme Ivy Bridge. On note la prise en charge de l’USB 3.0 natif (4 ports), et de la technologie Intel Smart Response Technology permettant d’exploiter l’espace disque d’un SSD en tant que cache pour améliorer la performance des disques durs. La différence principale entre ces chipsets se situe au niveau du fonctionnement des ports PCI-Express : le Z77 peut en gérer trois, un en 8x et les deux autres en 4x, le Z75 peut en gérer deux en 8x, et le H77 un seul en 16x. A noter que les processeurs Sandy Bridge sont aussi supportés. Ci-dessous en image, quelques modèles en vrac dont l’Asus P8Z77-V Deluxe (2x SATA 6 Gbps Intel, 4x SATA 3 Gbps Intel, contrôleur Marvell avec 2 ports 6 Gbps supplémentaires, un troisième contrôleur ASMedia avec 2 ports 6 Gbps additionnels, Bluetooth 4.0, USB 3.0, Support Quad-GPU SLI & CrossFireX, 2 ports réseaux dont un Intel 82579V, etc), l’Asus Sabertooth Z77 et la Gigabyte Z77X-UD3H. Mentionnons également le modèle Gigabyte Z77X-UD5H qui ne se trouve pas sur la photo, est plus chère d’environ 40 euros que la version UD3H, mais qui possède un chipset audio Realtek, deux ports réseau, ainsi que deux contrôleurs Marvell 88SE9172 avec plus de ports SATA. Dans le haut de gamme chez Asus, on aurait également pu mentionner la Maximus V Extreme.

P8Z77-V DELUXE

D’autres constructeurs se sont également attelés à la tâche pour sortir plusieurs modèles. Du côté ASRock, on retrouve des cartes de la gamme Fatal1ty dont l’ASRock Fatal1ty Z77 Performance, mais aussi un peu plus cher, toujours avec le même chipset, l’ASRock Z77 Extrême 6. Dans le “haut de gamme” de la marque, on pourra aussi choisir la Z77 Extrême 9. Pour ceux qui veulent vraiment limiter les frais, ASRock propose plusieurs cartes avec le chipset H77, dont l’ASRock H77 Pro4-M. MSI et Biostar proposent aussi quelques modèles adaptés à tous les besoins. C’est le cas notamment de la MSI B75-G43 qu’on peut trouver à un prix vraiment modéré.

MSI B75A-G43

   
AMD

Peu de nouveautés au niveau des chipsets. AMD annonçait fin de l’année 2011 de nouveaux chipsets, l’AMD 1070 et 1090FX pour les processeurs à socket AM3+. Cependant, il semblerait que le constructeur se concentrent sur les architectures pour APU (“Accelerated Processor Units”, couplant le CPU classique et une partie graphique), avec les chipsets A55, A75, et A85. Notons l’apparition du nouveau socket FM2, initialement prévu pour les APU AMD Trinity, ainsi que le chipset A85X, pour la plate-forme Virgo (gestion du RAID5, jusqu’à 8 ports SATA 6 Gbps).

Le format mini-ITX est également privilégié par quelques constructeurs, dont Zotac avec la carte mère Zotac A75-ITX WiFi B (1x PCI Express x16, 1x mini-PCIe (utilisé par le contrôleur Wi-Fi N + Bluetooth), 4x Serial ATA à 6 Gb/s, 1 sortie HDMI, 2x LAN).

zotac

Processeurs

Intel comme AMD ont annoncé pas mal de processeurs, AMD s’étant concentré un peu plus sur sa gamme d’APU. Citons les excellents Intel Core i5 3570K, Intel Core i7 3770K (deux évolutions des processeurs Sandy Bridge). Du côté AMD, on peut citer le AMD A10-5800K (architecture Piledriver, plus rapide, plus économique en terme de consommation, apportant de nouveaux jeux d’instructions), et le AMD FX-8350 qui réussit à monter en performances malgré quelques lacunes (performances en retrait dans les applications optimisées multi-cœurs, par exemple). Ces deux derniers viennent tout de même titiller le haut de gamme chez Intel. Si l’on veut être raisonnables, et monter des PC dont l’usage est limité à la bureautique, on pourra se diriger, si on le veut, vers les APU AMD, comme par exemple l’AMD A4-3400 ou l’AMD A6-3500, qui sont vendus à des petits prix. Pour l’entrée de gamme Intel, on privilégiera la gamme i3.

Cartes graphiques

Toujours difficile de s’y retrouver dans les cartes graphiques, surtout qu’il y en a pour tous les besoins : pour les PC orientés bureautique ou pour les hardcore gamers. Difficile donc de faire le tour complet. On notera d’abord l’excellente Nvidia GTX 560 Ti 448 cores, qui a marqué le début de l’année. Plus haut de gamme à l’époque, les Nvidia GTX 570 et 580. Du côté d’AMD, on retrouve les HD 7870 et HD 7850, pour les budgets moyens. Evidemment tout cela, c’était durant les premiers mois.

Ces cartes graphiques ont été testées, voici quelques liens qui pourraient vous intéresser, afin de savoir quel était le niveau de performances de celles-ci.

Légèrement en retrait, la Nvidia GTX 560 Ti 448 cores permet toujours de jouer aux jeux récents dans un niveau de détails plus que correct. Bien sûr, il faudra faire l’impasse sur des paramètres comme l’anti-aliasing (en gros, cela signifie l’adoucissement des bords pour éviter ce qu’on appelle l’effet d’escalier) et éviter de le pousser au maximum.

zotac2

Plus récemment sont sorties les GTX 660 Ti, 670, 680 et 690 (cette dernière est réservée aux très hauts budgets). Ci-dessous, deux liens vers des tests complets, le premier concerne la Zotac GTX 680 Amp! (celle de gauche sur l’image ci-dessus), et le second, l’excellente Palit GTX 680 Jetstream.

En envisageant l’entrée de gamme, on peut plus facilement se limiter aux GPU Nvidia GTX 650. Du côté d’AMD, l’équivalent à ce niveau est là HD 7750, légèrement plus rapide… Bien sûr, l’AMD HD 7770 représentera un meilleur choix.

De nombreux autres modèles sont bien sûr disponibles, et ce chez plusieurs constructeurs : Asus, Gigabyte, Zotac!, XFX, MSI,… En ce début d’année 2013, nous avons donc du choix de première qualité. Nous ne présenterons cependant pas les puces graphiques pour ordinateurs portables, bien qu’elles soient nombreuses. Les iMac 2012 intègrent par exemple le Nvidia GTX 650M. Le site Notebook Check propose un comparatif de cartes graphiques intégrées aux portables.

SSD

Les SSD, “Solid-State Drives”, sont des disques basés sur de la mémoire NAND Flash. L’intérêt est bien sûr le gain en performances tant au niveau des vitesses de lecture/écriture que des temps de réponse. Les premiers modèles apparus étaient susceptibles de tomber plus vite en rade puisqu’ils se dégradaient plus rapidement, au fur et à mesure des écritures. Différentes techniques sont apparues pour améliorer la gestion des puces mémoire et de prolonger leur longévité.

Plusieurs disques ressortent du lot, dont qui n’est pourtant pas nouveau mais qui a fait fureur et qui continue dans cette lignée. Tout d’abord, citons les Intel 330 et 335 Series. Samsung, de son côté, saura nous séduire avec le 830 Series et le 840 Series Pro. Le sud-coréen annonce également le 840 Series, à mémoire TLC, moins performant en écriture et moins endurant. L’intérêt de cette mémoire est la densité de données et donc la réduction du nombre de puces présentes. Cela réduit donc les couts.

samsung-ssd-830-series-1

Chez Corsair, on pourra se diriger vers les modèles Neutron ou encore Neutron GTX. Evitons cependant la marque OCZ qui a acquis une mauvaise réputation à cause de ses disques peu fiables en terme de durée de vie (même si ce n’a pas toujours été le cas).

Enfin, nous expliquions dans le paragraphe précédent qu’il existait un modèle certes pas vraiment récent mais ultra fiable : il s’agit du Crucial M4. Idéal pour passer le cap et pour redonner une jeunesse à un vieil ordinateur portable par exemple, surtout que son prix a fortement diminué au fil du temps.

Autres nouveautés matérielles

Difficile d’ériger la liste complète de toutes les nouveautés de l’année 2012. Il y a eu de nombreuses tablettes, notamment du côté d’Asus avec sa gamme de Transformer. Nous avons parlé des sorties de baladeurs et de nouveaux smartphones. Un grand paquet d’ordinateurs portables ont vu le jour, même chez Apple (avec écran Rétina, s’il vous plait). Nouvelle tendance suite à la sortie de Windows 8 : les hybrides PC-tablette. Nous aurions aussi pu revenir sur les nouveaux claviers, les souris, les casques audio, etc, mais cela aurait pris bien trop de temps.

Logiciels

Pas vraiment des nouveautés, mais plutôt des coups de cœur (pour Windows principalement ; quelques uns sont disponibles pour d’autres systèmes d’exploitation). Dans ce paragraphe, nous expliquerons brièvement ce que fait chaque logiciel. Nous ne nous attarderons pas sur toutes les fonctionnalités de chacun d’entre eux. A vous de les essayer et de nous donner votre avis…

Voici la liste, toujours non-exhaustive.

  • Adobe Reader XI : la toute dernière version du puissant lecteur de PDF.
  • CDBurnerXP : pour la gravure de CD sans devoir payer un seul sou.
  • 7-zip 9.22 : le logiciel de compression ultra-léger mais super performant.
  • Black Mesa (Jeu) : version d’Half-Life réadaptée pour le moteur Source.
  • CCleaner : offre plusieurs outils de nettoyage très puissants.
  • Clémentine-Player : lecteur multimédia open-source et prometteur.
  • Desktop OK : permet d’enregistrer la position de vos icônes du bureau.
  • Ex7ForW8 : permet de retrouver l’explorateur de 7 sur Windows 8.
  • FileZilla : de loin le meilleur client FTP.
  • Fraps : permet d’afficher les IPS dans les jeux et de faire des screenshots.
  • HWMonitor : donne les températures et voltages de votre matériel.
  • iTunes 11 : lecteur audio d’Apple avec une toute nouvelle interface.
  • Google Chrome : l’excellent navigateur de Google.
  • Notepad++ : bien plus qu’un simple bloc-notes. Excellent tout simplement.
  • Shairport4W : émule un récepteur Air Port pour diffuser depuis l’ordinateur.
  • Start8 : retrouver le menu de démarrage de 7 sur Windows 8 (payant).
  • Skype 6 : avec enfin le support partiel des fonctions Windows Live.
  • Steam : développé par Valve, la plate-forme de jeux par excellence.
  • UltraISO : permet de lire les images disques et de les émuler facilement. Le seul hic, c’est qu’il n’est pas gratuit.
  • VLC Media Player : projet ayant donné vie à un lecteur multimédia puissant, léger, et permettant de lire un très grand nombre de formats.
  • Winamp 5.63 : excellent lecteur audio/vidéo et personnalisable à souhait.
  • XnView : permet d’explorer vos dossiers de photos et de les gérer par lots.
  • XnView MP : visionneuse de photos et outils de retouche.
  • XBMC : lecteur multimédia orienté Media Center.

     

Et après ?

Après, c’est tout. Toutefois vous pouvez consulter les liens présents dans les sources, qui pointent vers de nombreux articles ayant permis de rédiger ce billet.

Sources

AMD préparerait des chipsets 1070 et 1090FX (Clubic)
Brief look at upcoming motherboards with Intel 7-series chipset (AnandTech)
Comparison of Laptop Graphics Cards (NotebookCheck)
Intel lance les chipsets Z77, Z75 et H77 (ConfigsPC)
Les Numériques : Guide d’achat – cartes graphiques (LesNumériques)
Test Ivy Bridge et Z77 Express (Comptoir-Hardware)
Zotac lance des cartes mères pour AMD Trinity (Clubic)

mercredi 2 janvier 2013

[Actualités] Les grands moments de 2012, Pt. I

L’année 2012 est enfin passée, et nous avons échappé à la fin du monde, bien que ceci fut une vaste blague montée de toute pièce par des hurluberlus. Bref, nous allons revenir sur les nouveautés technologiques, mais aussi sur les jeux vidéos qui auront marqué cette grande année, les annonces qui nous rendent fou et totalement impatients, les sorties logicielles attendues (ou non), et encore bien d’autres qui vous feront continuellement baver… L’article sera divisé en deux parties : tout d’abord celle-ci, qui parlera brièvement des smartphones et baladeurs, de Windows 8, et des jeux vidéos qui ont fait la joie d’un grand nombre d’entre nous. La deuxième partie, quant à elle, résumera les nouveautés matérielles et logicielles.

Smartphones et baladeurs

L’année a été dure pour Samsung, qui dut se résigner à retirer de la vente certains smartphones du marché allemand notamment, mais aussi à verser des dommages et intérêts à Apple, suite aux diverses plaintes, pour violation de brevets et copie de design tant au niveau logiciel que matériel. Alors que l’encre continue de couler, Samsung n’en finit pas avec ces soucis : récemment la commission européenne a interpelé la firme pour abus de position dominante, concernant des brevets FRAND, essentiels et dont une licence d’utilisation doit obligatoirement être proposée aux concurrents. C’est là que le bas blesse puisqu’ils ont accusé Apple d’avoir utilisé ces brevets sans accord. Si la commission européenne juge la firme sud-coréenne coupable, elle pourrait être amenée à payer une lourde amende, pouvant atteindre 15 millions de dollars. Affaire à suivre !

Pourtant, l’année a été plutôt riche en évènements pour les deux constructeurs. Alors que Apple “réinvente” l’iPhone en sortant son numéro “5” (équipé d’un processeur Apple A6 cadencé à 1,3 ghz, du système iOS 6 et de l’appareil photo iSight), ainsi que des nouveaux modèles de la tablette phare et des séries “MacBook” (avec écran Rétina), Samsung a su répondre en sortant son magnifique Samsung Galaxy S3 (également en version mini, moins véloce), mais aussi le Galaxy Note 2, sa tablette Galaxy Tab 2, et des nouveaux modèles de smartphones d’entrée et milieu de gamme.

vraciphonesamsung

On regrettera que le constructeur à l’icône de pomme rende lui même “obsolète” certains de ses périphériques rien qu’en les supprimant du store. C’est ce qui est arrivé lors de la sortie du nouvel iPad avec écran Rétina puisqu’il n’y avait plus la possibilité d’acheter le modèle précédent qui ne possédait pas encore cette “technologie”.

Nous en oublions presque les autres constructeurs. Il ne faut pas croire qu’ils sont en retrait ; on peut par exemple citer le très bon Nokia Lumia 920, fonctionnant sous le nouveau système d’exploitation Windows Phone 8 et dont les les caractéristiques principales sont les suivantes : grand écran ClearBlack HD de 4,5 pouces (1280 x 768 pixels) avec traitement anti-rayures, processeur Qualcomm Snapdragon 4S double cœur cadencé à 1,5 GHz, mémoire vive de 1 Go, mémoire interne de stockage de 32 Go. Il est aussi considéré comme l’un des meilleurs “photophones” de l’année, c’est pour dire !

lumia 920

HTC quant à lui en profite pour proposer son modèle 8S (également avec Windows Phone 8) et Sony son nouveau téléphone haut de gamme, à savoir le Xperia T, sous Android Ice Cream Sandwich. Processeur identique au Lumia 920, donc performances globalement similaires. Des alternatives sérieuses face à l’iPhone 5 d’Apple et au Galaxy S3 de Samsung.

Côté baladeur, Apple en profite pour sortir son Nano pour continuer dans la lignée. Exit le petit carré qu’il était possible d’attacher au poignet ; la firme de Cupertino revient cette fois-ci avec un plus grand écran plus imposant, et offre enfin des écouteurs de qualité correcte (Ear Pods) ; encore faut-il savoir les faire tenir dans les oreilles. Peu de nouveautés même si la qualité sonore est, semble-t-il, au rendez-vous. Encore faudrait-il l’avoir testé !

nano2012

Notons également la sortie du nouvel l’iPod Touch qui adopte un écran de meilleure qualité et un appareil presque similaire à celui du dernier smartphone de la marque. En revanche, il faudra y mettre le prix… et pas qu’un petit peu.

Samsung quant à lui, réplique avec son Galaxy Player 5.8, qui adopte le même concept : il ressemble lui aussi à un smartphone bien qu’il soit orienté multimédia. Présenté à l’IFA 2012, l’appareil est doté d’un écran de 5,8 pouces, et fonctionnera sous Android ICS 4.0. Bien qu’il soit officialisé, aucun prix ni aucune date de sortie. Alors qu’il tente de s’en sortir, le géant du mobile prend du retard sur la concurrence. Cela ne l’empêche pas, en revanche, de détenir une place importante sur le marché de la téléphonie mobile.

Microsoft joue sa nouvelle carte : Windows 8

On en a parlé sans cesse de ce petit bleu. Pas si bleu que ça puisque le nouveau système d’exploitation, sorti dans le courant du mois d’octobre 2012, reprend les bonnes bases du noyau précédent, tout en innovant avec de nouvelles fonctionnalités, et surtout une nouvelle interface, Modern UI.

Nouvelle interface, mais aussi diverses optimisations, un nouvel explorateur, une nouvelle mouture d’Internet Explorer. Cependant, la version tablette, Windows RT, ne fait pas l’unanimité. Bien pensé, il s’avère que le système soit peu réactif, du moins sur le matériel actuel. De plus, il occupe près d’un tiers de l’espace disque, ce qui déçoit. Relevons la tête : Office 2013 est inclus (même si encore en version Beta), ce qui est plutôt intéressant d’un point de vue professionnel.

Qui dit Windows 8 dit aussi l’apparition de plus en plus d’hybrides PC-tablette. L’Acer Iconia W510 et la Samsung Ativ Smart PC 500T1 sont deux bons exemples dans leur catégorie. Malgré tout, ces machines ne brillent pas par leurs performances, à cause de leurs processeurs Intel Atom, qui commencent sérieusement à vieillir. Concept prometteur…

Samsung ATIV Smart PC 500T

Jeux vidéos : let’s play !

Le début de l’année 2012, ou plutôt la fin 2011, a été marquée par la sortie tant attendue du 5ème opus de The Elder Scrolls : Skyrim. Alors que le jeu propose de bonnes idées, les fans de la franchise ont été pourtant très critiques, indiquant que le jeu est plutôt terne, sans vie. Le système d’expérience a lui aussi été vivement critiqué ainsi que les quêtes dites répétitives. N’ayant jamais joué auparavant, c’était tout de même un titre assez plaisant, même si pas exempts de bugs à sa sortie.

L’année a plutôt été bonne pour les joueurs comme pour les éditeurs. En effet, Blizzard nous a servi son troisième Diablo. Autant dire que le lancement a été plutôt chaotique, puisque le jeu requiert une connexion à des serveurs et que le trafic était tel que les problèmes se succédaient. Retour au traditionnel hack & slash, même si certains ont été déçus suite à l’attente.

D’autres grands titres à noter : Halo 4, sur Xbox 360, et donc une exclusivité, mais aussi Dishonored, FIFA 13 pour les fans de foot, Guild Wars 2, Assassin’s Creed 3 pour cette fin d’année. On ne manquera pas de citer Borderlands 2, qui fut l’un des titres les plus attendus, et Far Cry 3. Enfin, si vous aimez assassiner des gens en toute discrétion, ne passez pas à côté d’Hitman : Absolution (toutefois problématique sur certaines consoles lorsque le jeu n’est pas mis à jour).

borderlands2

Ci-dessus, une image extraite de Borderlands 2, tous les graphismes poussés au maximum, sauf le PhysX qui fait grandement diminuer les performances. Et ci-dessous, une image tirée du jeu Far Cry 3 d’Ubisoft (configurez-le à l’aide du guide complet de Clubic, disponible sur le lien ci-présent – faites-vous également une idée de la configuration nécessaire grâce au benchmark complet de Guru3D).

FarCry3

Comme les futures consoles se font attendre, et même si des documents à propos de la prochaine Xbox de Microsoft ont brièvement circulé, d’autres solutions existent. Les boitiers PC de taille réduite, au format Micro-ATX ou ATX classique, pour gamers, sont des alternatives  intéressantes (on peut quitter le format Mini-ITX), comme le SilverStone Sugo SG09 (image ci-dessous), lequel a été testé en profondeur par Bit-Tech.

sugo09

Du coup, Valve marque un grand coup avec son interface nommée Big Picture, totalement intégrée à Steam. Entièrement contrôlable avec une manette, et pouvant être retransmise sur une TV HD via un câble HDMI, elle nous convainc davantage de migrer vers une solution “PC de salon”. Une manette Xbox 360, un PC Micro-ATX, un kit clavier-souris pour les occasions, et vous voilà prêts pour des parties endiablées avec des jeux bien souvent plus aboutis que leurs équivalents console.

A noter aussi la sortie de la PlayStation Vita, de la Nintendo 3DS XL mais aussi de la Nintendo Wii U. Dommage que le catalogue soit si vide pour l’instant et que les développeurs ne sachent pas encore tirer pleinement parti de sa puissance, bien que celle-ci soit équivalente à celle d’une PlayStation 3. Heureusement, New Super Mario Bros U est là pour rattraper le coup, et l’idée du gamepad n’est pas trop mauvaise. En espérant que cela calme les impatients ayant dû se coltiner les gigantesques mises à jour pour le bon fonctionnement de la machine.

nwiiu

Enfin, versons une larme puisque Sony a annoncé qu’il arrêterait bientôt de distribuer la PlayStation 2. Démarche stratégique pour multiplier les ventes de sa console phare, sans doute… Qui sait ?

Et après ?

Retrouvez d’autres sujets passionnants dans la deuxième partie, à paraitre très bientôt. N’hésitez pas à consulter les nombreux liens dans la section suivante, qui pointent notamment vers les faits d’actualités mentionnés dans ce billet.

Sources

Apple accuse Samsung d’avoir copié des icônes (PCInpact)
Brevets FRAND : Commission européenne vs. Samsung (Clubic)
Cooler Master HAF XB Review (Guru3D)
Far Cry 3 : le guide technique (Clubic)
Far Cry 3 : VGA & CPU benchmark (Guru3D)
La commission européenne interpelle Samsung pour abus de position dominante (LesNumeriques)
La PS2 tire sa révérence (Clubic)
Samsung Galaxy Player 5.8 officialisé (CNet France)
Steam Big Picture : à découvrir sur le site officiel.